Pochette officielle de l'EP, LLOUD / RCA Records
LISA s’apprête à vivre l’un des automnes les plus chargés de sa carrière solo. Entre une résidence inédite à Las Vegas, un documentaire au cinéma et un EP attendu dans quinze jours, l’artiste franco-thaïlandaise confirme son statut de figure la plus exposée du mouvement solo né autour de BLACKPINK.
Une résidence historique à Caesars Palace
Annoncée fin mars, la résidence « Viva La Lisa » fait d’elle la première artiste de la k-pop à se produire durablement sur une scène de Las Vegas. Les quatre premières dates, au Colosseum de Caesars Palace, se sont vendues en moins de dix minutes. Devant cette demande, deux soirées supplémentaires ont été ajoutées fin septembre : la résidence compte désormais six concerts, les 12, 13, 14, 27, 28 et 29 novembre, dans la même salle qui accueille habituellement Adele ou Rod Stewart.
Le symbole dépasse la simple série de concerts. Caesars Palace n’avait jusqu’ici jamais confié sa scène historique à une artiste venue de la pop asiatique sur un format résidence, un créneau habituellement réservé aux têtes d’affiche américaines installées de longue date à Las Vegas. Pour LISA, c’est aussi une manière de prolonger un ancrage américain déjà travaillé par son rôle dans la série « The White Lotus » et par une carrière solo distincte de celle du groupe.
Le choix du Colosseum n’est pas anodin. Cette salle de 4 300 places a bâti sa réputation sur des résidences au long cours, de Céline Dion à Adele, pensées pour fidéliser un public touristique prêt à organiser un séjour entier autour d’un seul concert. Y faire entrer une artiste de la pop asiatique revient à parier que ce même public, venu du monde entier, se déplacera pour LISA comme il s’est déplacé pour ces figures installées. Les ventes des deux dates ajoutées, elles aussi parties vite, confirment que le pari tient pour l’instant.

Press Play, le 23 octobre
La résidence s’inscrit dans un calendrier promotionnel resserré. LISA a dévoilé fin août son premier EP solo complet, « Press Play », six titres attendus le 23 octobre via RCA Records sous licence exclusive de sa société Lloud. Le single d’ouverture, « SaWaDiKa », joue sur une salutation thaïlandaise pour revendiquer ses racines, portée par une campagne mondiale « Hello Sawadika » déclinée en onze langues et affichée jusque dans les rues de Bangkok.
Le clip, mis en ligne par son label LLOUD, a déjà dépassé les 199 millions de vues et s’est hissé au 17e rang mondial des vidéos musicales les plus regardées de la semaine de sa sortie. « Press Play » succède à « Alter Ego », premier album solo de LISA paru en 2025, et confirme qu’elle construit désormais un calendrier propre, distinct des activités du groupe BLACKPINK.

Un automne sous tous les formats
Entre les deux, le 12 octobre, sort au cinéma « Always Lalisa », documentaire consacré à son parcours depuis ses débuts en Thaïlande jusqu’à la scène mondiale. En l’espace de trois semaines, l’artiste occupe ainsi simultanément les salles obscures, les scènes de Las Vegas et les classements de streaming, un alignement rare qui illustre la manière dont les maisons de disques traitent désormais les membres de groupes de k-pop comme des franchises individuelles à part entière.
La séquence rappelle celles traversées par ses camarades de groupe : Jennie a sorti son propre single cet été, et ROSÉ poursuit elle aussi une carrière solo en parallèle. Mais la résidence de Las Vegas place LISA sur un terrain inédit pour une artiste coréenne ou thaïlandaise : celui des salles historiques américaines, jusqu’ici dominées par des légendes locales. De quoi transformer un format EP, habituellement pensé comme une étape intermédiaire, en véritable démonstration de force.
