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Pochette d'Egregore, photo Jean-Baptiste Mondino / Sony Music

Mylène Farmer avait déjà annoncé la sortie de son treizième album, « Égrégore », prévu le 30 octobre. Elle vient d’ajouter un rendez-vous supplémentaire au calendrier : trois jours avant la sortie, le 27 octobre, l’album sera d’abord présenté en avant-première dans des salles de cinéma, une manière inhabituelle de faire découvrir un disque avant même sa mise en ligne sur les plateformes.

Un album découvert sur grand écran avant sa sortie

Le principe est simple : les 45 minutes d’Égrégore seront diffusées dans des cinémas sélectionnés, accompagnées d’un habillage visuel pensé spécialement pour l’occasion. Pour Mylène Farmer, artiste habituée depuis les années 1990 à soigner l’image autant que le son, ce format d’avant-première prolonge une logique déjà à l’œuvre dans ses clips et ses tournées : faire de la sortie d’un disque un véritable événement, et pas seulement une mise en ligne parmi d’autres un vendredi.

Mylène Farmer, visuel de l'avant-première cinéma d'Égrégore
Mylène Farmer, photo Jean-Baptiste Mondino / Sony Music

Un treizième album porté par un premier extrait électro

Égrégore succède à « L’Emprise », sorti quatre ans plus tôt. Le premier extrait, « C’est à qui le tour », a été dévoilé fin mai en collaboration avec le producteur DJ Lewis et a rapidement été remixé par plusieurs producteurs, dont Ofenbach et Myd. Un second extrait, « Des lols et des quoi », présenté comme un titre engagé pour la défense de la langue française, est venu compléter le tableau mi-septembre. Le disque, treize titres au total, est annoncé comme l’un des plus électroniques de sa carrière récente.

Une pochette signature Mondino

La pochette, révélée en juin en même temps que la date de sortie, a été signée par le photographe Jean-Baptiste Mondino, déjà auteur des visuels de « Désobéissance » en 2018 et du coffret « Histoires de » en 2020. On y voit le visage de la chanteuse, tête renversée et yeux fermés, entouré de mains qui semblent la caresser, une image qui donne son ton, entre abandon et emprise, à l’ensemble du projet.

Un titre choisi pour son sens

Le mot « égrégore » désigne, dans le vocabulaire de l’ésotérisme, une forme d’énergie collective née des pensées et des intentions partagées par un groupe de personnes. Mylène Farmer aurait confié en interview qu’il s’agissait tout simplement de son mot préféré. Le choix n’est pas anodin pour une artiste dont la relation avec son public tient depuis quarante ans autant du culte que de la simple fanbase, et dont les concerts rassemblent des dizaines de milliers de spectateurs à chaque tournée.

Les crédits déposés à la Sacem confirment l’implication de DJ Lewis, de son vrai nom Harold Lewis, sur une grande partie des treize titres, aux côtés d’autres compositeurs. Cette continuité de collaboration, entamée avec le premier single, laisse penser que l’album assume une identité électronique cohérente plutôt qu’un empilement de titres disparates.

Ce qu’il faut retenir

Avec cette avant-première en salles, Mylène Farmer confirme qu’Égrégore ne sera pas un album sorti dans l’indifférence. Elle continue de soigner chaque étape de la promotion de ses disques comme un événement à part entière, entre single électro efficace, pochette travaillée et mise en scène cinématographique. Rendez-vous le 30 octobre pour découvrir si le disque tient les promesses de ce lancement soigné.