Pochette officielle — BOYNEXTDOOR, HYBE Labels / KOZ Entertainment
Le boys band sud-coréen BOYNEXTDOOR a frappé fort ce week-end. Le groupe a dévoilé le 28 septembre la réédition de son premier album studio, intitulée HOME: DELUXE, portée par le titre ANIMAL, sa première incursion dans l’électro-funk. Une sortie qui confirme la place du sextet parmi les valeurs montantes de la nouvelle génération K-pop, quelques mois seulement après un premier volume déjà consacré par les chiffres.
Un repackage pensé comme une escalade
HOME: DELUXE reprend l’intégralité du premier album HOME, sorti en juin, et y ajoute quatre titres inédits, dont les versions coréennes de deux singles jusque-là uniquement disponibles en japonais, Count to Love et Boom Boom Boom. Le disque paraît en trois versions physiques baptisées HAZE, OVERDRIVE et SPARK, une déclinaison désormais classique chez les groupes K-pop pour multiplier les objets de collection autour d’une même sortie.
Le vrai coup d’éclat reste le titre principal, ANIMAL. Le morceau marque la première incursion du groupe dans l’électro-funk, un registre plus sombre et plus physique que leurs précédents singles pop-rock. Le concept du clip, construit autour de l’idée de personnages qui se pensent davantage animaux qu’humains, colle à cette bascule sonore. À la production, on retrouve ZICO, figure centrale de leur label KOZ Entertainment et déjà crédité sur plusieurs de leurs titres marquants, entouré des équipes Pop Time et kako.

Une ascension continue depuis HOME
Ce repackage n’est pas un simple geste commercial de fin de cycle. Il vient consolider une trajectoire déjà spectaculaire. HOME, la version originale, avait permis au groupe d’entrer dans le classement Billboard 200 à la 16e place, son meilleur résultat à ce jour aux Etats-Unis, tout en signant un quatrième disque consécutif certifié disque de platine sur le marché coréen, avec plus d’un million d’exemplaires vendus dès la première semaine.
Ces chiffres placent BOYNEXTDOOR dans le cercle très restreint des groupes de la « cinquième génération » K-pop capables de transformer un succès domestique en performance internationale durable. Depuis leurs débuts en 2023 sous la houlette de ZICO, les six membres ont construit leur identité autour d’un pop-rock nerveux avant d’élargir progressivement leur palette, jusqu’à cette bascule électro-funk qui ouvre une nouvelle facette de leur discographie.
La présence de ZICO à la production n’est pas un détail. Rappeur et producteur devenu chef d’agence, il a construit KOZ Entertainment autour de ce groupe qu’il a formé et continue de superviser de près, jusque dans l’écriture des titres phares. Ce lien direct entre un artiste installé et une agence indépendante détonne dans un secteur largement dominé par les grands conglomérats coréens, et explique en partie pourquoi BOYNEXTDOOR conserve une identité musicale plus imprévisible que la plupart de ses concurrents directs, entre pop-rock, ballades et, désormais, électro-funk.

Un teasing millimétré, un lancement massif
La sortie a été préparée avec la méthode désormais habituelle de l’industrie coréenne : un premier extrait dévoilé une semaine plus tôt sur la chaîne YouTube HYBE LABELS, condensant en quelques secondes des fragments des cinq titres du repackage, puis un clip complet publié le jour de la sortie. Le résultat a été immédiat : la vidéo officielle de ANIMAL a dépassé les 6,8 millions de vues en seulement 24 heures, un score qui confirme la base de fans internationale déjà acquise au groupe.
Reste à savoir si ANIMAL parviendra à s’installer dans la durée sur les classements occidentaux, là où la concurrence de la même génération K-pop reste très dense cet automne. Mais pour un groupe qui n’a pas encore quatre ans d’existence, cette réédition agit surtout comme une preuve de constance : chaque sortie, depuis les débuts, a fait progresser leur position plutôt que de la stabiliser.
