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Fally Ipupa

Fally Ipupa boucle vingt ans de carrière solo avec un geste à la hauteur de sa légende. Ce vendredi 18 septembre 2026, le chanteur congolais sort « XX : Délirium », le second volet de son diptyque anniversaire « XX », un album entièrement tourné vers la rumba congolaise. Vingt ans après son premier tube en solo, celui que ses fans surnomment le « Prince de la rumba » referme la boucle là où tout a commencé.

Un diptyque pensé pour deux publics

Le projet « XX » avait été annoncé pour marquer les vingt ans de carrière solo de Fally Ipupa, entamée en 2006 avec l’album « Droit chemin ». L’artiste avait choisi de le découper en deux volets bien distincts. Le premier, sorti en avril 2026 sous le simple nom « XX », partait vers des sonorités urbaines et internationales, entre R’n’B, afrobeats et featurings hors des frontières congolaises. Le second, « XX : Délirium », prend le chemin inverse : un retour assumé à la rumba, le genre qui a fait de Fally Ipupa une star à Kinshasa avant de le devenir partout où l’on parle français et lingala.

Sur whatlisten, l’annonce de ce projet avait déjà été suivie de près : Fally Ipupa avait dévoilé le nom et les contours de « XX : Délirium » plusieurs semaines avant sa sortie, promettant un hommage complet aux maîtres de la rumba congolaise.

  • 21 titres au format streaming, jusqu’à 51 pistes réparties sur quatre disques dans l’édition physique
  • Une sortie initialement prévue plus tôt dans l’année, repoussée au 18 septembre pour coller à la date anniversaire
  • Une édition spéciale, « XX Délirium Version Chevalier », annoncée pour le lendemain
Fally Ipupa en concert sur scène
Fally Ipupa en concert

« Cinéma » et « Na Ye Té », les derniers extraits avant l’album

Comme pour chaque grand rendez-vous de sa carrière, Fally Ipupa a distillé son album au compte-gouttes. Le titre « Cinéma » a servi de premier grand extrait de l’ensemble du projet « XX », posant l’ambition du diptyque dès son clip officiel. Puis, à quelques jours de la sortie, le 16 septembre, le chanteur a dévoilé « Na Ye Té », présenté comme le dernier extrait avant l’arrivée de « XX : Délirium » dans les bacs et sur les plateformes. Cette manière de teaser un album titre après titre, pendant plusieurs mois, est devenue une signature chez l’artiste : elle lui permet de tenir son public en haleine bien au-delà des frontières de la République démocratique du Congo.

Le résultat, à l’écoute, revendique une filiation directe avec les grands orchestres de rumba des décennies précédentes : guitares en clair-obscur, cuivres chaleureux, chœurs collectifs et cette manière si particulière de faire durer un morceau pour laisser le temps à la danse de s’installer.

Des featurings entre Kinshasa, Paris et Lagos

« XX : Délirium » n’est pas un album solitaire. Fally Ipupa y a invité une brochette d’invités qui dit beaucoup de la place qu’il occupe aujourd’hui dans la musique francophone et au-delà : la légende béninoise Angélique Kidjo, le rappeur français SDM, l’humoriste-rappeur congolais Guy2 Bezbar, le Guadeloupéen Joé Dwèt Filé, mais aussi des noms qui parlent au public anglophone et ouest-africain, comme Wizkid ou le producteur sud-africain DJ Maphorisa. Cette liste illustre le pari du projet « XX » dans son ensemble : ne jamais choisir entre l’ancrage congolais et l’ambition internationale, mais tenir les deux en même temps, sur deux disques séparés.

Le duo avec SDM, réunis sur le titre « Droit de véto », confirme aussi une passerelle de plus en plus fréquente entre le rap français et la scène congolaise, deux mondes qui se citent, se sample et se félicitent mutuellement depuis plusieurs années déjà.

Pochette de l'album XX Délirium de Fally Ipupa
La pochette de « XX : Délirium »

Vingt ans après « Droit chemin »

Né à Kinshasa, Fally Ipupa a commencé sa carrière comme choriste puis chanteur au sein du groupe Quartier Latin International, avant de se lancer en solo en 2006 avec l’album « Droit chemin ». Deux décennies plus tard, il reste l’un des rares artistes congolais capables de remplir des salles à Paris, Bruxelles ou Londres tout en restant une référence absolue à Kinshasa. Après la sortie de « XX : Délirium », l’artiste doit d’ailleurs reprendre la route : des dates sont déjà annoncées à l’O2 Arena de Londres fin octobre, à l’ING Arena de Bruxelles en décembre, puis au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan pour clore l’année.

Avec ce nouvel album, Fally Ipupa ne cherche pas à surprendre son public habituel : il cherche à lui rappeler pourquoi il l’a suivi pendant vingt ans. « XX : Délirium » se présente comme une déclaration d’amour à la rumba congolaise, ce patrimoine musical que l’artiste a toujours porté haut, y compris quand ses productions les plus récentes flirtaient avec des sonorités plus urbaines. La boucle est bouclée, mais elle est loin d’être terminée.