Un cinquième album attendu le 21 août
Le 21 août, Sam Smith publiera « Hazel Eyes », un cinquième album studio, chez Capitol Records. Trois ans après « Gloria », l’artiste britannique change de décor : le disque est présenté par sa maison de disques comme « une déclaration d’amour à la ville de New York », que Sam Smith appelle désormais son chez-soi. Une partie des sessions a été enregistrée aux studios Electric Lady, l’antre new-yorkais fondé par Jimi Hendrix, avec un cercle resserré de collaborateurs.
Douze titres composent l’album, de « Everlasting Love » à « To Be Free », en passant par la chanson-titre « Hazel Eyes ». L’ensemble a été écrit et enregistré sur près de trois ans « avec un tout petit groupe d’amis », un mode de fabrication artisanal qui tranche avec les grosses productions pop des dernières années. C’est aussi la première fois que Sam Smith construit un projet entier autour d’un lieu, comme si la ville dictait l’atmosphère et le tempo des chansons.
« My Guy », « Oh Mother », « When He’s Gone » : une campagne au long cours
La sortie a été préparée par une série de singles étalés sur plusieurs mois. « My Guy », dévoilé le 24 juin avec un clip signé Haya Waseem, a lancé la campagne : on y suit Sam Smith au fil de scènes intimistes, aux côtés d’un partenaire dont le visage n’est jamais vraiment révélé, comme une figure de l’amour plus qu’un personnage. Ont suivi « Oh Mother », le 22 juillet, porté par le TwoCity Chorus, puis « When He’s Gone », le 5 août, qui resserre encore le propos autour de la voix et du texte.
Trois extraits qui dessinent une même intention : privilégier l’émotion nue à l’efficacité immédiate. Là où « Unholy » avait imposé Sam Smith sur les pistes de danse, « Hazel Eyes » semble vouloir ramener l’auditeur vers le grain de voix qui a fait le succès de « Stay With Me » et « I’m Not the Only One ».

Un disque intime et romantique
Sam Smith décrit « Hazel Eyes » comme un album « très personnel » et « incroyablement romantique », traversé de « leçons de vie ». La couleur sonore s’annonce plus organique que sur les précédents disques : on y retrouve la chanteuse canadienne Feist en duo sur « Moondance », ainsi que les arrangements de cordes de Rob Moose et les textures du multi-instrumentiste Shahzad Ismaily. La production est confiée à Simon Aldred et David Odlum, aux côtés de Ruth O’Mahony Brady et de Sam Smith.
Ce virage vers l’intime n’est pas anodin. Après des années de très forte exposition médiatique, l’artiste choisit un format resserré, presque confidentiel, qui renoue avec l’esprit des ballades de ses débuts. New York, ses studios et ses histoires d’amour servent de fil rouge à un disque pensé comme un carnet plus que comme une machine à tubes.
Ce qu’on attend de « Hazel Eyes »
Reste la question du cap. Sam Smith a connu des succès planétaires — « Stay With Me », « Writing’s on the Wall », « Unholy » — mais aussi des albums plus contrastés dans leur réception. « Hazel Eyes » a les atouts d’un retour recentré : un thème clair, une poignée de collaborateurs pointus et une écriture qui mise sur la sincérité plutôt que sur le format radio. À l’écoute des singles, c’est bien la voix, souple et habitée, qui reprend le premier rôle.
Quelques titres à surveiller à l’écoute complète :
- « Hazel Eyes », la chanson-titre qui donne le ton du disque ;
- « Moondance », le duo avec Feist ;
- « Oh Mother », soutenu par le TwoCity Chorus ;
- « To Be Free », qui referme l’album.
Rendez-vous le 21 août pour vérifier si ce carnet new-yorkais tient ses promesses. Sam Smith rejoint en tout cas une rentrée pop chargée, entre le huitième album d’Ariana Grande et le nouveau single d’Alex Warren.







