Du 2 au 5 juillet, la presqu’île du Malsaucy accueille la nouvelle édition des Eurockéennes de Belfort. Orelsan, The Offspring, Pulp et Aya Nakamura tiennent le haut d’une affiche qui balaie le rock, le rap et la pop. Coup d’envoi de la grande saison des festivals en France.
Un pilier de l’été musical français
Il y a des rendez-vous qui rythment l’année musicale hexagonale. Les Eurockéennes de Belfort en font partie. Chaque premier week-end de juillet depuis 1989, le festival transforme la presqu’île du Malsaucy, un site de plein air niché entre deux étangs près de Belfort, en l’un des plus grands terrains de jeu musicaux du pays. Avec plus de trois décennies au compteur, c’est l’un des plus anciens et des plus réputés festivals de plein air en France.
Sa réputation dépasse largement les frontières : le rendez-vous a réuni jusqu’à 135 000 spectateurs sur une édition et a été distingué comme meilleur festival international en 2020. Sa marque de fabrique tient en un mot : l’éclectisme. Rock, métal, pop, rap, électro, chanson… d’un concert à l’autre, on passe des riffs saturés aux basses de la scène techno, sans jamais se cantonner à une chapelle.
Quatre soirs, quatre têtes d’affiche
L’édition 2026 se déroule du jeudi 2 au dimanche 5 juillet. Une cinquantaine d’artistes sont attendus sur les différentes scènes du site, dont une bonne moitié déjà dévoilée. Chaque soirée s’articule autour d’un ou plusieurs noms forts, pensés pour tenir la grande scène jusque tard dans la nuit.
| Soir | Têtes d’affiche |
|---|---|
| Jeudi 2 juillet | The Offspring |
| Vendredi 3 juillet | Orelsan |
| Samedi 4 juillet | Pulp, The Lumineers |
| Dimanche 5 juillet | Aya Nakamura, The Hives |
Le rock tient la corde
Ce sont les guitares qui ouvrent le bal. Le jeudi, The Offspring débarque avec son punk-rock californien taillé pour les refrains repris en chœur, entouré de compagnons de route bien sentis comme les Australiens d’Airbourne et les vétérans de Social Distortion. De quoi lancer le festival sur un tempo survolté.

Le samedi, changement d’ambiance mais pas de niveau : Pulp fait partie des grands noms du week-end. Le groupe de Jarvis Cocker, figure culte de la britpop des années 1990, savoure un retour très commenté et vient rappeler pourquoi ses titres restent des hymnes intergénérationnels. À ses côtés, les Américains de The Lumineers apportent leur folk-rock chaleureux et fédérateur.

La vague française en force
Impossible de parler des Eurockéennes 2026 sans s’arrêter sur le volet francophone, particulièrement fourni cette année. Le vendredi, Orelsan hérite de la soirée la plus attendue côté rap. Le Caennais présente sur scène les morceaux de La fuite en avant, son album paru fin 2025, l’un des plus gros succès récents de la musique française. Autour de lui, la nouvelle génération du rap hexagonal répond présent, avec notamment Vald et ses acolytes de la nuit électronique.
Le dimanche, c’est Aya Nakamura qui referme le festival. Devenue l’artiste française la plus écoutée à l’international, la chanteuse impose une pop urbaine aux refrains imparables, symbole d’une scène francophone qui s’exporte désormais partout dans le monde. Feu! Chatterton, l’une des formations rock les plus singulières du moment, complète ce solide contingent tricolore.

Pourquoi cette édition compte
Au-delà de la simple liste de noms, cette affiche raconte quelque chose de l’état de la musique en 2026 : un même plateau où cohabitent le punk américain, la britpop, le folk, le rap français et la pop urbaine. C’est aussi le signe d’une scène live française toujours en pleine santé, dans la lignée des grands rendez-vous de l’année, des stades pris d’assaut aux tournées événements. On l’a vu avec le concert historique de Bad Bunny à Londres, avec la tournée des stades d’Harry Styles ou encore la tournée d’adieu de Saint Etienne : jamais le concert n’a autant compté dans la vie des artistes.
Pour un festival, réussir à faire tenir sur un même week-end des publics aussi différents relève de l’équilibriste. C’est précisément ce qui fait la force des Eurockéennes : on y vient autant pour découvrir un groupe inconnu en début d’après-midi que pour communier devant une tête d’affiche à la nuit tombée.
Infos pratiques
- Dates : du jeudi 2 au dimanche 5 juillet 2026.
- Lieu : presqu’île du Malsaucy, à Sermamagny, près de Belfort.
- Ambiance : festival de plein air, plusieurs scènes, camping sur place.
- Programmation : une cinquantaine d’artistes, du rock au rap en passant par la pop et l’électro.
Le reste de la programmation sera complété au fil des annonces. Le détail des horaires et l’ensemble des informations pratiques sont disponibles sur le site officiel du festival. En attendant, voici un avant-goût de ce qui attend le public vendredi soir avec le dernier clip d’Orelsan.






