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Jean-Jacques Goldman est sans conteste l’une des figures les plus emblématiques de la musique française. Auteur-compositeur-interprète de génie, il a marqué des générations avec ses mélodies accrocheuses et ses paroles profondément touchantes. Depuis ses débuts dans les années 1970 avec le groupe Taï Phong jusqu’à ses projets solo et collaborations notables, chaque album de Goldman est une pierre angulaire de sa carrière exceptionnelle.

Je vous livre ici une analyse discographique qui vise à explorer en profondeur les œuvres majeures de Jean-Jacques Goldman, en mettant en lumière le contexte de chaque album, les chansons marquantes, les collaborations fructueuses et l’impact durable de ses compositions sur la scène musicale.

Plongez dans l’univers musical de Jean-Jacques Goldman et découvrez comment ses albums ont façonné la musique française, capturant les émotions et les expériences humaines avec une authenticité et une sensibilité rares.

 

« Jean-Jacques Goldman » (1981) – Démodé

Contexte
Jean-Jacques Goldman sort son premier album solo, intitulé « Démodé », en 1981, à une époque où la scène musicale française est dominée par la variété et le rock. Après avoir quitté le groupe Taï Phong, Goldman décide de se lancer en solo, apportant un vent de fraîcheur avec des chansons aux mélodies accrocheuses et des paroles réfléchies. Cet album marque le début de sa carrière solo et pose les bases de son style musical distinctif.

Chansons et Thèmes
L’album « Jean-Jacques Goldman » est principalement connu pour le titre « Il suffira d’un signe », qui devient rapidement un succès en France. La chanson parle de l’espoir et de la résilience, des thèmes récurrents dans l’œuvre de Goldman. D’autres chansons comme « Quelque chose de bizarre » et « Le rapt » explorent des thèmes personnels et sociaux, démontrant sa capacité à combiner profondeur lyrique et accessibilité musicale. Les titres « A l’envers » et « Pas l’indifférence » montrent la diversité des sujets abordés, allant de l’introspection à la critique sociale.

Collaborations
Pour cet album, Goldman collabore avec des musiciens talentueux tels que Guy Delacroix à la basse et Clément Bailly à la batterie. Les arrangements sont enrichis par la présence de Max Middleton aux claviers et de Patrice Tison au piano acoustique et électrique. Goldman lui-même joue de la guitare acoustique et électrique, montrant ainsi son talent polyvalent. Les chœurs sont assurés par Jean-Jacques Goldman et Bernard Illouz, ajoutant de la profondeur aux compositions.

Impact et Réception
L’album est bien accueilli par la critique et le public, établissant Jean-Jacques Goldman comme une nouvelle force dans la musique française. Le succès de « Il suffira d’un signe » propulse Goldman dans la lumière et pave la voie pour ses futurs albums à succès. « Démodé » est certifié album d’or en 1991, double or en 1992, et platine en 1995, avec des ventes atteignant 300 000 exemplaires, consolidant ainsi la popularité croissante de Goldman.

 

« Jean-Jacques Goldman » (1982) – Minoritaire

Contexte
Sorti en 1982, « Minoritaire » est le deuxième album solo de Jean-Jacques Goldman. Cet album marque une étape importante dans la consolidation de son style musical et de son identité artistique. Avec des textes introspectifs et des mélodies accrocheuses, Goldman commence à attirer un public fidèle. L’album montre une maturité croissante et une confiance accrue dans ses compositions, ce qui contribue à son succès croissant.

Chansons et Thèmes
L’album « Minoritaire » contient des titres marquants tels que « Quand la musique est bonne » et « Comme toi ». « Quand la musique est bonne » est un hymne à la passion musicale, tandis que « Comme toi » aborde des thèmes de mémoire et de perte avec une sensibilité poignante. L’album explore des thèmes variés, allant de la célébration de la musique à des réflexions plus personnelles et sociales. D’autres chansons notables incluent « Au bout de mes rêves », « Veiller tard », et « Jeanine Medicament Blues », chacune apportant une perspective unique sur les défis et les joies de la vie.

Collaborations
Goldman continue de collaborer avec des musiciens talentueux. Guy Delacroix apporte son talent à la basse, tandis que Christophe Deschamps assure la batterie. Les contributions de Jean-Yves d’Angelo aux claviers enrichissent la texture musicale de l’album. Les guitares sont jouées par Claude Engel, Nono Krief, et Patrice Tison, apportant une dimension rock aux compositions. Marc Chantereau aux percussions et Patrick Bourgoin au saxophone ajoutent des éléments rythmiques et mélodiques qui complètent l’ensemble. La diversité des musiciens contribue à la richesse sonore de l’album.

Impact et Réception
« Minoritaire » est un succès commercial et critique. Certifié album de platine en 1983 avec 300 000 exemplaires vendus, double platine en 1991 avec 600 000 exemplaires, et triple platine en 2001 avec 900 000 exemplaires écoulés, il confirme Jean-Jacques Goldman comme une figure incontournable de la scène musicale française des années 80, consolidant sa popularité et son influence. L’album est salué pour ses compositions poignantes et ses arrangements sophistiqués, contribuant à établir Goldman comme l’un des principaux auteurs-compositeurs de sa génération.

 

« Positif » (1984)

Contexte
Sorti en 1984, « Positif » est le troisième album studio de Jean-Jacques Goldman. À ce stade de sa carrière, Goldman est déjà une figure majeure de la musique française. Cet album consolide sa position et marque une évolution dans son style musical, avec des influences rock plus prononcées et des arrangements plus complexes.

Chansons et Thèmes
« Positif » contient plusieurs des chansons les plus emblématiques de Goldman, y compris « Envole-moi », « Long is the Road (Américain) », et « Encore un matin ». Ces chansons abordent des thèmes variés, allant de l’optimisme et de la persévérance (« Encore un matin ») aux défis de la vie et des rêves de liberté (« Envole-moi »). L’album se distingue par ses mélodies accrocheuses et ses paroles profondes, souvent introspectives.

Collaborations
Goldman continue de collaborer avec des musiciens talentueux. Guy Delacroix à la basse et Manu Katché à la batterie apportent une base rythmique solide. Les guitares sont jouées par Claude Engel, Alain Pewzner, Kamil Rustam, Patrice Tison, et Goldman lui-même. Jean-Yves d’Angelo joue du piano et Roland Romanelli de l’orgue et des synthétiseurs, ajoutant une richesse sonore. Les chœurs incluent Catherine Bonnevay, Jean-Pierre Janiaud, et Dominique Poulain, apportant des harmonies vocales qui enrichissent les compositions. John Helliwell, saxophoniste de Supertramp, apporte une touche unique avec son jeu de saxophone.

Impact et Réception
« Positif » est un immense succès commercial et critique. Certifié disque de platine en 1984 avec 300 000 exemplaires vendus, double platine en 1989 avec 600 000 exemplaires, et album de diamant en 1995 avec un million d’exemplaires écoulés, il contribue à solidifier la réputation de Goldman en tant que l’un des meilleurs auteurs-compositeurs de sa génération. L’album est souvent cité comme un classique de la musique française des années 80.

 

« Non homologué » (1985)

Contexte
En 1985, Jean-Jacques Goldman sort « Non homologué », son quatrième album studio. À cette époque, Goldman est au sommet de sa popularité. L’album est attendu avec impatience et ne déçoit pas. Il présente une continuité stylistique avec « Positif », tout en explorant de nouveaux thèmes et en affinant davantage son son.

Chansons et Thèmes
L’album s’ouvre avec « Compte pas sur moi », une chanson marquante de 5:26 qui introduit les thèmes d’autonomie et de défi. « Je marche seul » (4:03) explore l’indépendance et la quête personnelle. D’autres titres notables incluent « Pas toi » (5:31), une ballade poignante sur la perte et le regret, et « Confidentiel » (2:36), qui traite de l’intimité et de la réflexion personnelle. « Je te donne » (4:25), en duo avec Michael Jones, célèbre la générosité et la camaraderie. Chaque chanson est soigneusement composée, avec des paroles qui résonnent profondément auprès des auditeurs.

Collaborations
Comme pour ses albums précédents, Goldman travaille avec une équipe de musiciens talentueux, incluant Michael Jones et Jean-Yves d’Angelo. Michael Jones apporte sa voix et ses compétences à la guitare, particulièrement visibles dans « Je te donne ». Jean-Yves d’Angelo contribue au piano et aux synthétiseurs, notamment sur « Parler d’ma vie » (5:08). Roland Romanelli joue de l’accordéon sur « Parler d’ma vie », ajoutant une touche unique à la composition. D’autres musiciens notables incluent Guy Delacroix à la basse et Christophe Deschamps à la batterie.

Impact et Réception
« Non homologué » est un énorme succès, atteignant rapidement le sommet des charts en France. Il est acclamé par la critique pour sa profondeur lyrique et sa qualité musicale. Certifié disque de platine en 1985 avec 400 000 exemplaires vendus, puis disque de diamant en 1991 avec un million d’exemplaires écoulés, l’album renforce la stature de Goldman en tant qu’artiste majeur et influence une génération de musiciens français.

 

« Entre gris clair et gris foncé » (1987)

Contexte
« Entre gris clair et gris foncé » est un double album sorti en 1987, marquant une période de maturité artistique pour Jean-Jacques Goldman. À l’origine, Goldman avait prévu de réaliser un album classique avec une dizaine de chansons, mais au fil du temps, d’autres titres se sont ajoutés spontanément. Il explique : « Je laissais de côté une ou deux chansons un peu particulières à chaque album, et cela a fini par en faire une dizaine. » Le double album est ainsi né, intégrant des chansons très personnelles que Goldman a décidé de partager avec son public, fort de la confiance grandissante qu’il sentait de la part de ses fans. Cet album prolifique explore une variété de styles et de thèmes, des réflexions personnelles aux questions universelles, offrant un aperçu de la diversité et de la profondeur de l’œuvre de Goldman.

Chansons et Thèmes
L’album contient des titres emblématiques tels que « Elle a fait un bébé toute seule », « Là-bas » (en duo avec Sirima), et « Puisque tu pars ». Ces chansons couvrent des thèmes variés comme l’amour, la séparation, la solitude et l’espoir. « Là-bas » est particulièrement poignant, racontant l’histoire d’une émigration et des espoirs et désillusions qui l’accompagnent, tandis que « Puisque tu pars » est une méditation mélancolique sur les adieux et les nouvelles directions de la vie. D’autres chansons notables incluent « C’est ta chance », « Il changeait la vie », et « Fais des bébés », chaque morceau apportant une perspective unique et introspective.

Collaborations
L’album voit des collaborations marquantes, notamment avec Sirima sur « Là-bas ». Les arrangements musicaux sont réalisés par Jean-Jacques Goldman et Roland Romanelli, avec des contributions significatives de musiciens comme Michael Jones, Claude Le Péron à la basse, et Christophe Deschamps à la batterie. Les chœurs incluent Carole Fredericks, ainsi que des membres de la famille Goldman et d’autres collaborateurs proches, apportant une richesse et une diversité sonore à l’album.

Impact et Réception
« Entre gris clair et gris foncé » a été un succès critique et commercial majeur. Il est certifié disque de platine en 1987 et disque de diamant en 1988 avec plus d’un million d’exemplaires vendus. L’album est souvent cité comme un classique de la chanson française, démontrant la capacité de Goldman à évoluer et à continuer de toucher un large public grâce à des thèmes universels et des compositions sophistiquées.

 

« En passant » (1997)

Contexte
Sorti en 1997, « En passant » marque un moment significatif dans la carrière de Jean-Jacques Goldman, déjà établi comme une légende de la musique française. Cet album représente un retour aux sources avec des compositions plus intimes et personnelles, reflétant une maturité artistique et une introspection profonde.

Chansons et Thèmes
L’album contient des titres remarquables comme « Sache que je », « On ira », et « En passant ». « Sache que je » (5:25) est une déclaration d’amour sincère, tandis que « On ira » (4:30) est un hymne à l’aventure et à la découverte. « En passant » (7:17), la chanson titre, offre une réflexion poétique sur le passage du temps et les moments de la vie. D’autres titres notables incluent « Tout était dit » (4:22), « Le coureur » (4:17), et « Juste quelques hommes » (4:48), explorant des thèmes variés tels que l’humanité, la mémoire et les défis personnels.

Collaborations
Goldman continue de collaborer avec des musiciens talentueux. Michael Jones apporte sa touche à la guitare électrique sur « On ira », tandis que Carole Fredericks et Yvonne Jones contribuent aux chœurs sur plusieurs titres. Erick Benzi joue un rôle crucial en tant que claviériste et programmateur, et Marc Chantereau enrichit « Le coureur » avec ses percussions. Les arrangements incluent également des instruments moins conventionnels comme l’accordéon d’Oleg Kouzmitchenko et la balalaïka de Marc De Loutcheck sur « Natacha » (3:03), ajoutant une profondeur sonore à l’album.

Impact et Réception
« En passant » est bien accueilli par le public et la critique, confirmant la capacité de Goldman à toucher les cœurs avec des chansons sincères et bien écrites. L’album est certifié double platine en 1997 avec 600 000 exemplaires vendus, puis disque de diamant en 1998 avec un million d’exemplaires écoulés. Il renforce la réputation de Goldman en tant qu’artiste capable de capturer l’essence des émotions humaines à travers sa musique, offrant un mélange équilibré de mélodies entraînantes et de paroles profondes.

 

« Chansons pour les pieds » (2001)

Contexte
Sorti en 2001, « Chansons pour les pieds » est le dernier album studio de Jean-Jacques Goldman avant son retrait progressif de la scène musicale. Conçu comme un hommage à la danse et à la musique festive, cet album invite à bouger et à célébrer, se démarquant par son ambiance joyeuse et entraînante. Il s’agit d’une œuvre où Goldman exprime son désir de créer une atmosphère de fête et de légèreté.

Chansons et Thèmes
L’album « Chansons pour les pieds » contient plusieurs titres marquants tels que « Ensemble », « Et l’on n’y peut rien », et « Les choses ». Chaque chanson est conçue pour être dansée, avec des rythmes accrocheurs et des paroles qui célèbrent la vie et la musique. « Ensemble » (3:56), ouvre l’album avec un message de solidarité et de communion. « Et l’on n’y peut rien » (3:38), et « Les choses » (5:22), poursuivent cette thématique festive avec des compositions dynamiques. D’autres morceaux comme « Tournent les violons » (6:53) et « La pluie » (8 :26) enrichissent l’album avec des arrangements plus complexes, mettant en avant la diversité des talents de Goldman.

Collaborations
Goldman s’entoure de musiciens de longue date pour cet album. Michael Jones contribue aux chœurs sur « The Quo’s in town tonite », tandis que Gildas Arzel joue de la guitare sur plusieurs titres et de la mandoloncelle sur « Tournent les violons ». Les instruments traditionnels comme la cornemuse et la flûte, joués par Bruno Le Rouzic et Frédéric Paris, apportent une touche celtique à certains morceaux. Les percussions de Marc Chantereau, la section cuivre dirigée par Christophe Nègre et les cordes dirigées par Yvan Cassar ajoutent une richesse sonore qui caractérise les arrangements dynamiques de l’album. La chorale « Les Fous Chantants d’Alès », dirigée par Jacky Locks, contribue à « Ensemble », apportant une dimension collective et festive à la chanson.

Impact et Réception
« Chansons pour les pieds » est bien accueilli par le public et la critique. Il est apprécié pour son ambiance festive et ses compositions accrocheuses. Certifié double platine en 2001 avec 600 000 exemplaires vendus, puis diamant en 2002 avec un million d’exemplaires écoulés, l’album se distingue par son concept unique et montre une facette plus légère et ludique de Jean-Jacques Goldman. Ce succès commercial marque un bel adieu à la scène musicale avant son retrait.

 

Cet article a exploré les albums studio de Jean-Jacques Goldman, mettant en lumière les thèmes, les collaborations et l’impact de chacun de ses opus. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur ses performances en direct et l’énergie de ses concerts, un autre article est disponible, consacré à la discographie live de cet artiste exceptionnel.

Ne manquez pas de découvrir comment les chansons de Goldman prennent une nouvelle dimension sur scène, capturant l’émotion et la passion de ses prestations live.

Simon JANVIER

J'aime la musique, toutes les musiques. Je profite donc de mes interventions sur ce blog pour partager avec vous l'histoire de titres qui m'ont marqué. Mes critères de choix sont l'émotion, la singularité ou les conditions particulières de l'enregistrement.
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