COBRAH, nouvelle figure de The Cover et prêtresse de la pop électronique

    La scène pop suédoise met en avant un nouveau visage avec COBRAH, mise à l’honneur dans l’édition du 2 février de The Cover par NME. Ce format hebdomadaire s’attache à valoriser des talents émergents partout dans le monde à travers des portraits approfondis et des séances photos exclusives. Pour cette occasion, l’artiste, connue pour son approche radicale de la pop électronique et club, occupe la une avec un profil signé Bailey Slater et des images réalisées par Julius Hayes.

    Une playlist pensée comme une extension de son univers : « Crying in transparent latex »

    Pour accompagner la sortie de son portrait dans The Cover, COBRAH a imaginé une playlist exclusive baptisée « Crying in transparent latex ». Ce projet musical fonctionne comme une prolongation de son identité artistique : un mélange de contrôle, de domination et de célébration du plaisir féminin. On y retrouve des titres d’artistes électroniques et de pop de club, parmi lesquels Charli XCX, FKA Twigs, ADÉLA ou encore Robyn. La playlist complète est disponible à l’écoute sur Spotify et sur Apple Music.

    Une relation viscérale à la création musicale

    Derrière le nom de scène COBRAH se cache Clara Christensen. Depuis l’enfance, elle ressent une attraction presque physique pour la création. Elle décrit cette impulsion comme un sentiment constant, comparable aux premiers instants d’un coup de foudre, qui habite tout le corps. Cette vocation l’a conduite très tôt vers la pratique instrumentale : piano, guitare et flûte ont rythmé ses jeunes années.

    À l’adolescence, elle s’oriente vers le théâtre musical et multiplie les expériences au sein de plusieurs groupes locaux. Elle pensait alors suivre une trajectoire de performeuse, avant de comprendre qu’elle ne souhaitait pas simplement rejouer des œuvres existantes. Sa conviction profonde : elle devait inventer ses propres créations et développer un univers personnel.

    Entre scène électronique internationale et metal alternatif suédois

    Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer pour une artiste pop suédoise, Clara Christensen ne s’est pas principalement nourrie des grands noms nationaux comme Ace Of Base, Robyn ou ABBA. Sa formation musicale est davantage marquée par une scène électronique internationale en plein essor, notamment via les sorties du label OWSLA de Skrillex, ainsi que par l’univers alt-metal de Stockholm.

    Elle explique également ne pas avoir grandi dans l’esthétique « pinky-pop » associée à des figures comme Britney. Cette dimension plus pop s’est imposée plus tard. Au lancement du projet COBRAH, sa démarche se situait plutôt du côté de l’avant-garde et de l’expérimental. Avec le temps, à force de produire, elle a commencé à apprécier davantage la pop au sens classique, jusqu’à intégrer des structures plus « Max Martin » avec des couplets et des refrains bien marqués dans ses morceaux.

    BDSM, clubs sexuels et naissance d’une esthétique sonore et visuelle

    Une courte période passée à Berlin en tant qu’étudiante lui ouvre les portes du monde BDSM, qui deviendra ensuite un élément central de son univers musical et visuel. Son style, fait de cuirs hérissés de pointes et de latex brillant, trouve ainsi une résonance directe dans ces expériences.

    Cependant, c’est en Suède, dans les sex clubs de sa ville natale, qu’elle découvre son véritable terrain d’expression. Dans ces lieux, où elle assure de nombreuses premières performances, elle trouve un sentiment de communauté décisif. Elle considère cette immersion comme un moment clé dans la formation de son langage artistique et de son goût pour les beats de club percutants.

    Pour COBRAH, ces espaces lui ont permis d’explorer, de tester et d’affiner ses idées. Elle souligne que l’on comprend très vite qu’il est impossible de forcer l’endroit où l’on résonne vraiment. Elle se sent profondément liée à cette scène, qui a joué un rôle crucial dans la maturation de son projet musical.

    The Cover : vitrine mondiale des talents de demain

    Le portrait consacré à COBRAH s’inscrit dans un dispositif plus vaste : chaque année, NME réalise 50 histoires The Cover. Ces dossiers mettent en lumière l’avenir de la musique grâce à des interviews approfondies et des séances photos exclusives. Ce programme donne une visibilité importante à de nombreux artistes, parmi lesquels on retrouve notamment Kneecap, Lola Young, Amaarae, LE SSERAFIM, Oklou et bien d’autres, réunis dans l’ouvrage de collection NME The Cover 2024-2025.

    Les lecteurs peuvent ainsi suivre, semaine après semaine, l’évolution d’une nouvelle génération de musiciens et musiciennes, dont COBRAH fait désormais partie, notamment grâce à sa playlist « Crying in transparent latex » qui accompagne son passage dans The Cover.

     

    FAQ

    Qui est COBRAH ?

    COBRAH est le nom de scène de Clara Christensen, une artiste pop suédoise qui développe un univers centré sur la musique électronique et la pop de club. Elle est mise en avant dans une édition de The Cover par NME, avec un portrait signé Bailey Slater et des photos de Julius Hayes.

    Que contient la playlist « Crying in transparent latex » ?

    La playlist « Crying in transparent latex » a été conçue par COBRAH pour accompagner la sortie de son histoire dans The Cover. Elle reflète son esthétique faite de contrôle, de domination et de célébration du plaisir féminin, en rassemblant des titres d’artistes électroniques et de pop de club comme Charli XCX, FKA Twigs, ADÉLA et Robyn.

    Quelles sont les principales influences musicales de COBRAH ?

    Plutôt que de s’appuyer principalement sur les icônes pop suédoises comme Ace Of Base, Robyn ou ABBA, COBRAH s’est formée en écoutant la scène électronique internationale, notamment les sorties du label OWSLA de Skrillex, ainsi que la scène alt-metal de Stockholm. Son projet a d’abord été très expérimental avant d’intégrer des structures pop plus classiques.

    Quel rôle ont joué les clubs et la scène BDSM dans son parcours ?

    Une expérience à Berlin lui a permis de découvrir le milieu BDSM, qui influence aujourd’hui fortement son imagerie et ses thématiques musicales. Mais c’est surtout dans les sex clubs de sa ville en Suède qu’elle a trouvé une communauté décisive. Ces lieux, où elle a donné certaines de ses premières performances, ont été essentiels pour façonner son identité artistique et son goût pour les beats de club percutants.

    Simon JANVIER

    J'aime la musique, toutes les musiques. Je profite donc de mes interventions sur ce blog pour partager avec vous l'histoire de titres qui m'ont marqué. Mes critères de choix sont l'émotion, la singularité ou les conditions particulières de l'enregistrement.