Le rappeur Snoop Dogg va passer devant la caméra pour un nouveau projet horrifique signé Eli Roth, cinéaste connu pour des films comme Hostel et Cabin Fever. Annoncé initialement comme producteur et compositeur pour la bande-son, l’artiste sera finalement aussi au cœur de l’intrigue du film Don’t Go in That House, Bitch!.

    Un projet d’horreur pensé comme la « maison hantée ultime »

    Eli Roth explique que Snoop Dogg souhaitait depuis longtemps développer des projets sous la bannière Death Row Films. De là est née l’idée de concevoir ce qu’il décrit comme le film de maison hantée le plus extrême possible, en puisant dans l’esprit de plusieurs classiques du genre comme House, House by the Cemetery, Hausu et Friday the 13th. L’objectif : proposer une œuvre tellement délirante que le public aura du mal à croire qu’elle existe réellement.

    Le réalisateur détaille également le principe central du film : malgré tous les avertissements, les personnages continuent de pénétrer dans cette maison maudite. Le titre Don’t Go in That House, Bitch! résume cette idée et incarne ce que les spectateurs crient habituellement face à l’écran pendant une séance d’horreur.

    Snoop Dogg, de la production à l’écran

    Au départ, Snoop Dogg était annoncé comme producteur du projet et devait participer à la création de la bande originale. Désormais, Eli Roth confirme que le rappeur sera aussi l’une des figures centrales du casting. Le long-métrage doit entrer en tournage pendant l’été, avec une intrigue fondée sur une mécanique simple mais efficace : des personnages qui ignorent tous les signaux d’alarme et persistent à entrer dans la maison, malgré le danger évident.

    Pour Roth, le film repose entièrement sur ce décalage entre ce que le public sait et ce que les personnages font. Il décrit cette approche comme une sorte de chœur grec : les réactions que nous avons dans la salle deviennent des voix intégrées directement au récit.

    Une satire de nos réactions face aux films d’horreur

    Le cinéaste souligne que le film s’appuie sur un ressort bien connu des fans du genre : la frustration de voir des protagonistes se jeter tête baissée dans la catastrophe. L’idée est de transformer ces injonctions – « N’y va pas », « Fais demi-tour », « Sors de là » – en moteur dramatique à part entière. Le long-métrage reprend ainsi toutes ces phrases que l’on hurle habituellement au cinéma pour en faire des éléments à part entière de l’histoire.

    Un faux bande-annonce a d’ailleurs déjà été dévoilé en août dernier pour donner un avant-goût de ce concept. Ce teaser prend la forme d’un pastiche, jouant justement sur ces codes familiers aux amateurs de frissons.

    Un nouveau chapitre dans la collaboration entre Snoop Dogg et Eli Roth

    Ce n’est pas la première fois que le réalisateur et le rappeur unissent leurs forces. Ils avaient déjà travaillé ensemble sur le clip du morceau « La La La », sorti en 2012. Leur complicité se prolonge aujourd’hui avec Don’t Go in That House, Bitch!, mais aussi sur un autre projet de Roth.

    En parallèle de ce film de maison hantée, Snoop Dogg signe également une partie de la musique du prochain long-métrage d’Eli Roth, Ice Cream Man. Le réalisateur explique que le rappeur lui a envoyé une composition originale qui ne relève pas du hip-hop, mais d’une véritable musique de film. Roth se dit impressionné par cette partition et précise qu’une section entière de Ice Cream Man sera portée par ce score composé par Snoop Dogg.

    La vision d’Eli Roth sur le cinéma d’horreur

    Dans une interview plus ancienne, Eli Roth revenait sur sa manière d’aborder le genre horrifique et sur la place du budget dans ce type de production. Selon lui, la force d’un film d’horreur tient avant tout à sa capacité à faire peur, indépendamment des moyens financiers engagés. Il insiste sur le fait que dans ce registre, c’est la frayeur elle-même qui devient la véritable star.

    Il cite des films comme Paranormal Activity et Blair Witch comme preuves que la réussite d’une œuvre ne dépend pas nécessairement d’effets coûteux. Au contraire, des budgets plus élevés entraînent souvent des tests et des projections auprès de groupes de spectateurs, ce qui peut lisser les partis pris les plus radicaux. Roth se réjouit d’avoir pu proposer, avec The Last Exorcism, une fin controversée qui incite le public à revoir le film et à reconsidérer toute l’histoire sous un autre angle.

    Des collaborations au-delà de l’horreur : RZA et le cinéma de genre

    Eli Roth évoque également son travail avec RZA du Wu-Tang Clan sur The Man with the Iron Fists. Il décrit ce film comme un mélange entre western spaghetti et cinéma de kung-fu. Pour Roth, RZA nourrit la même passion pour le kung-fu que lui pour l’horreur, ce qui se ressent dans la manière dont le projet a été pensé.

    Le réalisateur explique que RZA souhaitait changer de chorégraphe au fil du tournage afin d’éviter ce qu’ils appellent la « fatigue du combat » : lorsque les scènes d’action finissent par se ressembler et perdent leur impact. Cette approche vise à maintenir une énergie renouvelée et à conserver l’attention du spectateur tout au long du film.

    FAQ

    Quel est le rôle de Snoop Dogg dans « Don’t Go in That House, Bitch! » ?

    Snoop Dogg intervient à la fois en coulisses et à l’écran. Il est impliqué dans la production du film et dans la création de la bande originale, et Eli Roth confirme qu’il tiendra également un rôle devant la caméra.

    Quelle est l’idée principale derrière le film d’Eli Roth avec Snoop Dogg ?

    Le film repose sur un concept simple : des personnages continuent d’entrer dans une maison hantée malgré tous les avertissements. Le titre, Don’t Go in That House, Bitch!, reflète les réactions que le public a habituellement lorsqu’il regarde un film d’horreur et voit des protagonistes ignorer le danger.

    Sur quel autre projet Eli Roth collabore-t-il avec Snoop Dogg ?

    En plus de Don’t Go in That House, Bitch!, Snoop Dogg compose une partie de la musique du film Ice Cream Man réalisé par Eli Roth. Ce score n’est pas du hip-hop, mais une musique de film conçue spécifiquement pour ce projet.

    Pourquoi Eli Roth insiste-t-il sur l’importance du faible budget dans l’horreur ?

    Pour Eli Roth, le cœur d’un film d’horreur, c’est la peur qu’il suscite, et non l’ampleur des moyens financiers. Il estime que des productions plus modestes laissent davantage de liberté créative et permettent de proposer des fins plus audacieuses, qui poussent le public à réfléchir et à revoir le film avec un regard différent.

    Simon JANVIER

    J'aime la musique, toutes les musiques. Je profite donc de mes interventions sur ce blog pour partager avec vous l'histoire de titres qui m'ont marqué. Mes critères de choix sont l'émotion, la singularité ou les conditions particulières de l'enregistrement.