Sept ans après Hyperspace, Beck rompt le silence. L’Américain a dévoilé « Ride Lonesome », un nouvel album annoncé pour le 18 septembre chez Capitol Records, et l’accompagne d’un premier extrait, « In the Night ». Un retour qui renoue avec la veine mélancolique et acoustique qui lui avait valu ses plus grandes récompenses.
Un retour attendu de longue date
Depuis trois décennies, Beck occupe une place à part dans la musique américaine. Révélé au milieu des années 1990 par le tube décalé « Loser », l’artiste de Los Angeles n’a jamais cessé de changer de peau : folk lo-fi, collages hip-hop, funk psychédélique, pop synthétique… Chaque disque ou presque a rebattu les cartes. Cette liberté lui a valu une reconnaissance rare, jusqu’au Grammy de l’album de l’année décroché en 2015 pour Morning Phase, un disque tout en douceur et en cordes.
C’est précisément à cet univers-là que renoue « Ride Lonesome ». Après un Hyperspace aux textures électroniques paru en 2019, puis un long silence discographique, Beck délaisse les machines pour retrouver la chaleur des instruments joués en groupe. Un virage qui n’a rien d’un hasard : pour ces douze titres, il a rappelé autour de lui les musiciens qui l’accompagnent depuis ses albums les plus intimes.

Le groupe des grands jours réuni au complet
Pour donner vie à « Ride Lonesome », Beck s’est entouré du même noyau de musiciens qui avait façonné le son feutré de Sea Change (2002) et Morning Phase. Une équipe rodée, dont la complicité s’entend dès les premières notes du single. Le mixage a été confié à Nigel Godrich, complice de longue date et producteur habitué des ambiances soignées.
- Smokey Hormel à la guitare
- Joey Waronker à la batterie
- Justin Meldal-Johnsen à la basse
- Roger Joseph Manning Jr. aux claviers
- Jason Falkner aux arrangements et cordes
Beck a lui-même souligné cette continuité : « Cela faisait une décennie que nous n’étions pas entrés en studio depuis Morning Phase. Cette fois, le jeu et l’alchimie avaient évolué, mûri — un son qui s’est construit au fil des années passées à travailler ensemble. » L’artiste décrit un disque qui revisite un territoire familier tout en cherchant, dit-il, « de nouvelles textures sonores et émotionnelles » en chemin.
« In the Night », un premier extrait habité
Pour ouvrir le bal, Beck a choisi « In the Night », un titre à fleur de peau porté par une guitare acoustique et une orchestration retenue. Le morceau est accompagné d’un clip signé Mikai Karl, dont la distribution fera plaisir au public français : c’est l’acteur Denis Lavant, visage inoubliable du cinéma de Leos Carax, qui y tient le rôle principal. Une collaboration inattendue qui prolonge l’atmosphère nocturne et cinématographique de la chanson.

Ce n’est pas le premier avant-goût du disque. Le titre « Ride Lonesome », dévoilé au printemps, avait déjà planté le décor, suivi d’« Odyssey », enregistré avec le groupe français Phoenix. Trois pièces qui esquissent un album à la fois apaisé et travaillé, loin de l’exubérance pop de ses productions récentes.
Une tournée dans la foulée de la sortie
La sortie de « Ride Lonesome » sera prolongée par une tournée nord-américaine baptisée du même nom. Elle débutera le 16 septembre à Vancouver et se conclura le 31 octobre à Nashville, avec des étapes dans des salles emblématiques comme le mythique amphithéâtre de plein air Red Rocks, dans le Colorado, ou le Greek Theatre de Los Angeles. Aucune date européenne n’a pour l’heure été communiquée, mais le retour scénique d’un artiste de cette envergure laisse espérer un passage par le Vieux Continent en 2027.
En attendant, « Ride Lonesome » s’annonce comme l’un des rendez-vous marquants de la rentrée. Après une série de retours de vétérans du rock — de Jack White à Muse, en passant par Neil Young —, Beck confirme que l’automne 2026 sera celui des grands noms. Toutes les informations et la précommande sont à retrouver sur le site officiel de l’artiste.







