Trump écarte une demande de grâce de Sean ‘Diddy’ Combs
Sean ‘Diddy’ Combs a tenté d’obtenir une grâce présidentielle de Donald Trump en lui adressant une lettre personnelle depuis sa cellule. Lors d’un entretien exclusif accordé au New York Times publié le 8 janvier 2026, l’actuel président des États-Unis a confirmé avoir reçu cette missive. Interrogé sur ses intentions, le locataire de la Maison-Blanche a été catégorique : il ne compte pas donner suite à la requête du magnat du hip-hop, qu’il continue d’appeler par son ancien pseudonyme, « Puff Daddy ».
Une demande de grâce parmi plusieurs dossiers très sensibles
Lors de cet échange dans le Bureau ovale, Donald Trump a précisé que le cas de Diddy figurait sur une « liste noire » de personnalités auxquelles il refuse systématiquement toute clémence. Dans cette liste, il a notamment cité Nicolás Maduro, l’ancien dirigeant vénézuélien récemment capturé par les forces américaines, le sénateur déchu Robert Menendez (condamné à 11 ans de prison), ainsi que Sam Bankman-Fried (SBF), le fondateur de FTX purgeant une peine de 25 ans. Trump a souligné qu’il préférait se concentrer sur des cas où il estime qu’il y a eu une réelle « injustice judiciaire », une catégorie dans laquelle il n’inclut pas Combs.
Bien que le contenu exact de la lettre n’ait pas été rendu public, Trump a ironisé devant les journalistes en demandant : « Oh, vous aimeriez bien voir cette lettre, n’est-ce pas ? », tout en confirmant que Diddy y implorait sa miséricorde.
La condamnation de Diddy et la stratégie de sa défense
Le 3 octobre 2025, Sean ‘Diddy’ Combs a été condamné par un tribunal de Manhattan à une peine de 50 mois de prison (soit 4 ans et 2 mois), assortie de cinq ans de mise à l’épreuve. S’il a été acquitté des charges les plus lourdes de trafic sexuel et d’association de malfaiteurs, il a été reconnu coupable de deux chefs d’accusation de transport de personnes à des fins de prostitution. Actuellement incarcéré au complexe fédéral de Fort Dix, dans le New Jersey, sa date de libération est théoriquement fixée au 4 juin 2028.
La défense de Combs, qui a déposé un appel dès novembre 2025, continue de soutenir que les activités reprochées relevaient de relations privées entre adultes consentants. C’est pour contourner cette procédure d’appel incertaine que le rappeur a misé sur une intervention politique directe de Donald Trump.
Trump revient sur sa relation passée avec Diddy
Donald Trump a profité de l’interview pour rappeler ses liens historiques avec l’artiste. Dans les années 1990 et 2000, les deux hommes se fréquentaient régulièrement dans les cercles mondains de New York. Trump a admis avoir été « très amical » avec lui par le passé, le décrivant comme un homme « sympathique ». Cependant, il a souligné une rupture nette au moment de son entrée en politique.
Le président a rappelé que Diddy s’était montré « très hostile » durant ses campagnes électorales. Trump a laissé entendre que cette volte-face pesait dans sa décision, expliquant qu’il est « humain » et qu’il est difficile de gracier quelqu’un qui a tenu des propos « terribles » à son égard une fois qu’il a brigué la présidence.
50 Cent, le « messager » de l’ombre contre la grâce
Curtis ‘50 Cent’ Jackson, rival historique de Combs, a joué un rôle médiatique crucial dans cette affaire. Dès l’été 2025, le rappeur s’était moqué des espoirs de Diddy sur Instagram. Après la confirmation du refus de Trump en janvier 2026, 50 Cent a de nouveau réagi en publiant : « Je vous avais dit que j’allais lui répéter ce que tu avais dit, Brother Love ! N’oublie pas toutes les méchancetés que tu as proférées ».
Les messages de 50 Cent sur Instagram
50 Cent a activement partagé des archives vidéos montrant Sean Combs appelant à « bannir les hommes blancs comme Trump » et affirmant que la priorité devait être de « retirer Trump de ses fonctions ». Selon 50 Cent, il s’est assuré que l’équipe du président soit pleinement consciente de ces anciennes déclarations. « Quelle partie du mot NON ne comprends-tu pas ? », a-t-il ajouté avec sarcasme suite aux récentes déclarations de la Maison-Blanche.
Un rappel de 50 Cent sur la gestion de la loyauté par Trump
En juin 2025, 50 Cent soulignait déjà que Donald Trump a une mémoire d’éléphant concernant la loyauté. Pour l’interprète de In Da Club, Combs a commis l’erreur stratégique de critiquer publiquement l’homme qui, quelques années plus tard, détiendrait son seul espoir de liberté immédiate.
50 Cent a conclu en affirmant que Trump, bien qu’il ait accordé des grâces à des figures de la tech comme Ross Ulbricht ou Changpeng Zhao, ne ferait aucun cadeau à « Puffy ». Cette analyse s’est avérée exacte au regard du refus officiel prononcé début 2026.
Enjeux d’image et tensions dans le monde du hip-hop
Cette affaire symbolise la collision entre le pouvoir régalien et la culture populaire. Pour Diddy, cette demande de grâce représentait un dernier levier après l’échec de sa défense lors de son procès pénal. Pour Trump, refuser cette grâce permet de réaffirmer sa fermeté sur les crimes liés à l’exploitation, tout en rappelant qu’il n’oublie pas ses détracteurs.
L’implication de 50 Cent, qui produit actuellement un documentaire sur les frasques de son rival pour Netflix, ajoute une dimension de spectacle médiatique inédite à un dossier judiciaire déjà historique.
FAQ
Pourquoi Sean ‘Diddy’ Combs est-il en prison ?
Diddy purge une peine de 50 mois au centre pénitentiaire de Fort Dix. Il a été reconnu coupable en octobre 2025 de transport de personnes à des fins de prostitution, bien qu’il ait été acquitté des accusations de trafic sexuel et de racket.
Donald Trump a-t-il officiellement refusé la grâce ?
Oui. Dans une interview au New York Times publiée en janvier 2026, le président Trump a explicitement déclaré qu’il n’avait pas l’intention de gracier Sean Combs malgré la réception d’une lettre personnelle de ce dernier.
Quel rôle a joué 50 Cent dans cette affaire ?
50 Cent a utilisé ses réseaux sociaux pour rappeler à Donald Trump les propos hostiles tenus par Diddy par le passé. Il a publiquement milité contre une éventuelle grâce, qualifiant la démarche de Combs de désespérée et hypocrite.
Qui sont les autres personnalités que Trump refuse de gracier ?
Outre Diddy, Donald Trump a confirmé qu’il ne gracierait pas Sam Bankman-Fried (fondateur de FTX), l’ancien sénateur Robert Menendez, et l’ex-président vénézuélien Nicolás Maduro.






