Supporter assumé de Manchester City, Noel Gallagher a profité d’un passage à l’antenne pour étriller Manchester United. Avec une formule aussi cruelle que parlante, il a comparé le club mancunien aux Libertines, loin du prestige qu’il associe à son propre groupe, Oasis.
Noel Gallagher démonte l’attrait du banc de Manchester United
Invité dans l’émission talkSPORT Drive, Noel Gallagher a été interrogé sur la situation actuelle de Manchester United, en plein changement d’entraîneur. À l’idée que certains coaches pourraient se précipiter sur le poste, il a immédiatement nuancé l’enthousiasme de l’animateur.
Alors qu’Andy Goldstein avançait qu’Unai Emery, en poste à Aston Villa, serait tenté par le défi mancunien, Gallagher a répondu que cette vision relevait du passé. Selon lui, considérer Manchester United comme une progression de carrière par rapport à Aston Villa n’est plus d’actualité.
Il rappelle que la fonction d’entraîneur de Manchester United, tout comme le statut de joueur dans ce club, représentait jadis « le sommet du football anglais ». Pour lui, cette époque est révolue et il estime qu’un joueur qui choisirait ce club aujourd’hui ferait un choix déraisonnable.
Un club « en ruines » selon le guitariste d’Oasis
Gallagher ne s’est pas contenté de relativiser le prestige de Manchester United, il a aussi livré un constat très dur sur l’état du club. Il décrit une institution « en ruines », parasitée par « trop de voix à l’extérieur » et dont l’attrait principal, à ses yeux, se réduit à l’argent proposé aux recrues potentielles.
Dans ce contexte, il estime qu’accepter de quitter Aston Villa pour rejoindre United ne serait pas un choix sportif cohérent, mais une décision surtout guidée par des considérations financières.
La punchline musicale : de quitter Oasis pour rejoindre les Libertines
Pour illustrer son propos, Noel Gallagher a eu recours à ce qu’il connaît le mieux : la musique. Il a comparé le fait de passer d’Aston Villa à Manchester United au fait de quitter Oasis pour rejoindre les Libertines. Une image qui souligne, dans son esprit, la différence de stature entre les deux situations.
Les Libertines, tout comme Oasis, ont marqué la scène indie britannique dans les années 1990. Le groupe reste capable d’attirer de grandes foules. Mais Gallagher souligne implicitement que la réaction gigantesque suscitée par la tournée de réunion Live ‘25 d’Oasis place son propre groupe à un tout autre niveau en termes d’engouement.
La crise sportive de Manchester United mise en perspective
Les propos de Gallagher s’inscrivent dans un moment délicat pour Manchester United. Le club vient tout juste de se séparer de Ruben Amorim, limogé en début de semaine après une conférence de presse tendue. Suite à un match nul 1-1 contre Leeds, l’entraîneur avait critiqué la direction du club, ce qui a été suivi par son renvoi.
La direction doit désormais trouver un remplaçant en plein milieu de saison. Plusieurs noms circulent, parmi lesquels l’entraîneur de Crystal Palace Oliver Glasner, l’ancien manager de Chelsea Enzo Maresca ou encore l’ex-sélectionneur de l’Angleterre Gareth Southgate, cités comme favoris par les bookmakers.
Unai Emery, aujourd’hui sur le banc d’Aston Villa, fait également partie des profils évoqués. C’est précisément cette hypothèse qui a déclenché la tirade de Noel Gallagher sur le prétendu déclin de l’attrait sportif de Manchester United.
Le contraste avec l’ère Ferguson et la domination passée
Manchester United n’a pas toujours connu ces turbulences. Sous la direction de Sir Alex Ferguson, le club a longtemps dominé le football anglais, occupant régulièrement les premières places de la Premier League entre le milieu des années 1990 et le début des années 2010.
Depuis son départ, la trajectoire est beaucoup moins linéaire. Entre 2013 et 2025, les classements de fin de saison ont été plus irréguliers et, dans l’ensemble, à la baisse. Ce recul sportif alimente l’idée que le club n’est plus le point culminant qu’il représentait autrefois, ce que Noel Gallagher n’hésite pas à marteler.
Un fan de Manchester City très impliqué dans le club
La virulence de Noel Gallagher s’explique aussi par son attachement à l’autre club de la ville, Manchester City. Supporter de longue date, il a franchi un cap supplémentaire en 2024 en collaborant directement avec le club.
Cette année-là, il a notamment conçu la police de caractère utilisée sur le maillot domicile de City pour la saison 2024/2025. Il a également créé une collection de vêtements inspirée par l’album d’Oasis sorti en 1994, Definitely Maybe, renforçant encore le lien entre le groupe et le club.
Son histoire avec Manchester City remonte bien plus loin : dès 2012, il racontait avoir « pleuré comme un bébé » en apprenant que son équipe venait de remporter le titre de Premier League, preuve de l’intensité de son attachement.
Oasis, la tournée de réunion et les rumeurs autour de 2026
Au-delà du football, Noel Gallagher reste au cœur de l’actualité musicale. Oasis a bouclé à la fin de l’année dernière une vaste tournée de réunion démarrée au Royaume-Uni durant l’été, un événement qui a ravivé la ferveur autour du groupe.
Depuis, Liam Gallagher a entretenu le mystère sur l’avenir du projet. Il a récemment alimenté les spéculations suggérant que le groupe pourrait être actif en 2026, alors qu’il avait auparavant laissé entendre qu’aucune nouvelle tournée n’aurait lieu avant 2027 au plus tôt.
Par ailleurs, Noel Gallagher a réagi à des informations laissant entendre qu’Oasis pourrait enregistrer le thème du prochain film James Bond. Ces rumeurs renforcent l’impression que le groupe reste au centre de nombreuses attentes, tant dans la musique que dans la culture populaire en général.
Une sortie qui résume le fossé entre les deux Manchester
En opposant Oasis et les Libertines pour parler d’Aston Villa et de Manchester United, Noel Gallagher a trouvé une formule qui parle autant aux fans de musique qu’aux amateurs de football. Ses propos mettent en lumière le contraste, à ses yeux, entre un Manchester City qu’il vit comme en pleine ascension et un rival historique englué dans les doutes.
Qu’on partage ou non son jugement, cette déclaration illustre à quel point l’image de Manchester United a changé depuis l’ère Ferguson et comment, en 2026, le club est devenu un sujet de débat non seulement chez les spécialistes du ballon rond, mais aussi chez les figures majeures de la pop culture britannique.
FAQ
Pourquoi Noel Gallagher critique-t-il autant Manchester United ?
Noel Gallagher est un supporter de longue date de Manchester City, le rival historique de Manchester United. Dans l’émission talkSPORT Drive, il a profité du contexte de crise à United pour souligner, selon lui, la perte de prestige du club, allant jusqu’à dire que le club est « en ruines » et que le principal attrait pour les joueurs serait aujourd’hui l’argent.
Que signifie la comparaison entre Oasis et les Libertines ?
Pour illustrer l’idée qu’il serait illogique de quitter Aston Villa pour Manchester United, Noel Gallagher a expliqué que ce serait comme lui demander de quitter Oasis pour rejoindre les Libertines. Les deux groupes ont marqué la scène indie, mais il suggère par cette image qu’Oasis occupe, à ses yeux, un niveau supérieur en termes d’impact et de résonance, tout comme il considère Aston Villa plus attractif sportivement que United actuellement.
Dans quel contexte Ruben Amorim a-t-il été limogé ?
Ruben Amorim a été licencié en début de semaine après une conférence de presse tendue. Après un match nul 1-1 contre Leeds, il a publiquement critiqué la hiérarchie du club. Peu après ces déclarations, il a été démis de ses fonctions, laissant Manchester United à la recherche d’un nouvel entraîneur en milieu de saison.
Quel est le lien récent entre Noel Gallagher et Manchester City ?
En 2024, Noel Gallagher a collaboré directement avec Manchester City. Il a conçu la police de caractère utilisée sur le maillot domicile du club pour la saison 2024/2025 et a imaginé une nouvelle ligne de vêtements inspirée par l’album d’Oasis Definitely Maybe. Il avait déjà raconté en 2012 avoir pleuré de joie à l’annonce du titre de Premier League remporté par City, montrant l’intensité de son attachement au club.







